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Archives de la Catégorie ‘A la une’

APPEL A FILMS | CALL FOR ENTRIES | 2012

Par Les Inattendus • 22 avr, 2011 • Catégorie: A la une

Nous vous invitons à soumettre vos films pour la prochaine édition du Festival Les Inattendus.
Nous voulons faire découvrir au public des œuvres rares, qui évitent tout formatage. Qu’il s’agisse de fiction, de documentaire, d’animation, d’essai, d’art vidéo, de film expérimental, de propositions hybrides…Il n’y a pas de thème imposé, ni de préférence de durée ou de support de projection. Tous les types de réalisation (individuelle, collective, d’atelier, d’école…) sont les bienvenus.

We invite submissions for the upcoming edition of Les Inattendus non-competitive film festival.
Our intention is to give our audience access to atypical, non-standardized works. Of all genres – fiction, documentary, animation, essay, video art, experimental film, hybrid…There is no set theme, no preferred length, no fixed category or medium. Entries are welcomed from individual filmmakers, collectives, workshops, schools, etc.

FORMULAIRE D’INSCRIPTION | ENTRY FORM
DEADLINE : 10/07/2011
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Prochaine édition du Festival en Janvier 2012

Par Les Inattendus • 17 juin, 2010 • Catégorie: A la une

Le Festival Les Inattendus étant biennal, rendez-vous en janvier 2012 pour la 8ème édition !
L’appel à films sera lancé au printemps 2011, n’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter pour rester informés…

Les Inattendus continuent par ailleurs leurs ateliers de pratique et leur programmation à Lyon, plus d’info sur le site de l’Association.



7ème édition du Festival Les Inattendus

Par Les Inattendus • 6 jan, 2010 • Catégorie: A la une

Au cours d’une édition précédente, nous avions invité des familles du quartier de la Guillotière à assister à une séance qui leur était consacrée. Des femmes étaient venues accompagnées de leur mari et de leurs enfants. Au milieu de la programmation s’étaient glissés deux courts films d’un artiste vidéo, Jacques Maitrot, représentant l’un des sèche-cheveux, l’autre des fers à repasser, en train de fonctionner. Après une succession de fondus-enchaînés qui laissaient supposer qu’un certain temps s’était écoulé, ces ustensiles ménagers auxquels, on le comprenait alors, l’artiste avait dû retirer les fusibles, se mettaient à vrombir, gonfler, jusqu’à fondre, brûler, exploser, se répandre enfin en fumant goutte à goutte jusqu’au sol. Et cela d’une façon si ridicule et si grotesque, qu’il n’était besoin d’aucun commentaire pour apprécier le comique de la situation, une certaine beauté produite par ces déformations pyrotechniques, et la critique sous-jacente, entre autres, d’une forme de consommation jetable. La lumière de la salle est bientôt revenue, sur le visage impassible des maris, et le regard de leurs femmes que la découpe de leur voile révélait pétillant et rieur.

Tout cela pour dire et contester cette idée infâme qui prétendrait qu’un certain « grand » public ne serait accessible qu’au seul pré carré d’une imagerie télévisuelle ou cinématographique débilitante. Ou bien qu’il ne faudrait penser une programmation qu’en fonction des goûts présumés des spectateurs. Nous affirmons au contraire notre certitude que le public, pour peu qu’on lui fasse confiance et que parfois on l’accompagne, fait alors montre d’un grand discernement.

Huit sélectionneurs (réalisateurs, artistes, critiques, enseignants, amoureux du cinéma) se sont mis en quatre cette année pour concocter cette semaine de Festival, choisissant les films qu’ils voulaient montrer à tout prix.

Des séances « spéciales » complètent et enrichissent la programmation. Entre autres, une rétrospective de l’œuvre de Stephen Dwoskin conçue par la revue Dérive, un retour sur le cinéaste Guy Gilles, des séances scolaires et jeune public, un état des lieux de la création audiovisuelle en prison.

Une semaine que nous avons voulue joyeuse, engagée, impertinente, et même effrontée, curieuse d’un cinéma dont l’exigence tourne le dos à toute idée d’élitisme ou d’ostracisme. En somme, un cinéma vivant.

Les Inattendus.



7ème Edition du Festival Les Inattendus

Par Les Inattendus • 2 déc, 2009 • Catégorie: A la une

Depuis dix ans, le Festival Les Inattendus a toujours essayé de rendre compte d’un certain état de la création cinématographique.

Par jeu, nous l’avons sous‐titré, depuis quelques éditions, festival de films très indépendants, rappelant par là que ce cinéma de l’expérimentation, de la recherche et de l’engagement s’est vu repoussé toujours plus à la marge du cinéma dominant. La multiplicité des écrans, de l’ordinateur au téléphone portable, et des flux qui ne font que les traverser, n’ayant en rien endigué cet envahissement.

Plus que jamais, un festival de cinéma doit tenter de canaliser ce flux, permettre d’adopter une distance salutaire par rapport à ces images et à ces sons véhiculés sans distinction. En réduisant le volume de sa programmation et en la recentrant autour de l’ancien cinéma de quartier L’Elysée, l’édition 2010 des Inattendus se veut plus radicale, plus précise dans ses choix et dans ses propositions, pour permettre une meilleure visibilité et un meilleur accompagnement des œuvres proposées.

Cette radicalité n’est pas synonyme de fermeture ou d’élitisme. C’est au contraire une façon de permettre des rencontres plus généreuses, c’est‐à‐dire mieux réfléchies et plus nourries du plaisir de la découverte avec les publics : le public de la Guillotière, quartier populaire de Lyon où le festival s’est implanté depuis 2004 ; le public venu des quatre coins de la ville, et d’ailleurs.
Les Inattendus.



7ème édition du Festival Les Inattendus – L’intention

Par Les Inattendus • 21 août, 2009 • Catégorie: A la une

A l’aube de la septième édition du festival Les Inattendus, il n’est sans doute plus besoin de trop s’étendre sur son principe : montrer en projection publique des films que l’industrie du cinéma et de la télévision prend peu en compte, dans le plus grand respect artistique et technique des œuvres choisies.

Nous préférons insister sur un aspect trop souvent négligé : l’importance du rendez-vous. Chaque spectateur a désormais une capacité démultipliée d’accéder individuellement à des films de nature extrêmement variée. Même si cette capacité ne profite que minoritairement aux films que nous montrons aux Inattendus, ils deviendront eux aussi de plus en plus « consultables » et « visionnables » sinon à la télévision, du moins sur Internet.
Souvent impersonnel et dénué de cadre temporel, ce type d’accès aux films, quoiqu’utile par ailleurs, ne saurait se substituer à l’expérience esthétique, émotionnelle et philosophique qu’un festival comme Les Inattendus tente de proposer. A nos yeux, cela ne tient pas seulement à la différence de perception liée à la projection sur grand écran ou à la communion supposée du public lors de cette dernière.

Ce qui nous importe tout particulièrement, c’est que des personnes (dites « programmateurs ») partageant quelques exigences d’ordre artistique, intellectuel et moral assument à la fois pleinement et modestement (mais aussi joyeusement !) la responsabilité de donner à voir à un ensemble d’autres personnes, non déterminées à l’avance (dites « spectateurs »), le travail effectué en images et en sons par un troisième type de personnes (dites « réalisateurs »), et cela sans autre critère de choix que l’intime conviction d’une nécessité à montrer. Le tout sur un laps de temps donné (pas de rendez-vous sans temporalité partagée), et à un endroit élu pour ses qualités historiques et sociales : la Guillotière, quartier populaire situé au cœur de Lyon, où nous organisons tout au long de l’année projections et ateliers de cinéma.

Pendant les séances du festival mais aussi bien en marge de celles-ci, nous faisons en sorte que réalisateurs, spectateurs et programmateurs puissent se rencontrer, débattre, discuter ou se disputer aussi librement et informellement que possible. A eux de faire de ce rendez-vous d’une semaine que constitue le festival Les Inattendus non pas une suite de mises à disposition d’œuvres mais une multitude de rencontres et d’expériences inédites.

Les Inattendus.