collectif Les Brasseurs de Cage

Séance spéciale consacrée au collectif

le Samedi 28 Janvier

au café De l'autre côté du pont, à 19h30

 

On pourrait définir l'action du collectif comme une mutualisation ou un archivage politique des événements accompagnant le processus actuel de mondialisation. Les films produit par le collectif ne seront pas montrés dans les circuits dits commerciaux ou à la télévision car ils risqueraient d'être digérés par le système de consommation ce qui nuirait au genre de travail politique que nous désirons faire. Il est clair pour nous que les moyens de communication de la société installée ne conduisent pas à l'analyse des problèmes qui menacent son existence. Face à l'hégémonie de l'économie de marché, nous croyons en la nécessité d'un contre pouvoir indépendant de la main mise des marchands sur la communication.

 

le Samedi 28 Janvier au café De l'autre côté du pont, à 19h30 :

Sans valeur marchande de Doris BUTTIGNOL et Samuel SAGON 2005, France, 60 min, DV Cam essai cinématographique (collectif Les Brasseurs de Cage)

En collaboration avec Leo Plastaga, compositeur

Fabien Merle et Laurent Marseille, plasticiens

Fabrice Bernard-Gazo, comédien, art- thérapeute

Et tous les autres…

A partir du journal filmé d'une action d'occupation surréaliste, le film interroge sur l'utopie et la création comme forme de résistance à la marchandisation du monde.

 

"Acte de résistance à la colonisation de nos esprits et de nos corps, vecteur de dialogue, d'espoir, de déraison nécessaire, d'utopie essentielle. Outil d'interpellation que pourront s'approprier tous ceux qui, au sein de la société civile, s'interrogent sur les mutations actuelles des rapports humains sur la planète.

Le canevas est l'épopée surréaliste d'un campement de Gaulois installé à quinze mètres du sol sur la façade du Conseil Général de la Drôme, durant le sommet de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) qui s'est tenue à Cancun (Mexique) en septembre 2003. Le but de cette action était d'attirer l'attention des élus locaux et des citoyens sur l'opacité du contenu des négociations conduites par l'OMC. Au fil de cette aventure allaient être posées les questions essentielles qui traversent les sociétés sur notre devenir d'être humain dans cette logique marchande implacable qui tente d'étendre sa domination jusque dans nos espaces les plus intimes.

L'écriture du film se base sur la relecture d'une centaine d'heures d'archives diverses que nous stockons depuis plusieurs années sur le sujet ; rushes tournés au Chiapas, à Seattle, à Genève etc, comme la mémoire de l'émergence d'une forme de gouvernance planétaire, pilotée par les multinationales et les divers aspects de la résistance que provoque cette mutation planétaire. Extraits de journaux télévisés, de documents d'actualités, de films aussi : la question de la spectacularisation de l'information, de la vie politique et de la sphère privée sous-tend le film.

Sémiologie des images qui envahissent nos écrans, nos cerveaux, nos vies. Dévoilement de la mise en spectacle du réel, l'idée étant que le spectateur garde à l'esprit que les images sont un langage qu'il est nécessaire de savoir décoder. Se souvenir que l'image n'est qu'une représentation du réel qui se substitue trop souvent à la réalité. La télévision réduit le monde à la surface de son image, vidant de sa substance le champ humain dans lequel elle s'alimente pourtant sans vergogne.

" Sans valeur Marchande " va sans cesse du local au global, il interroge plus qu'il ne répond, il fait émerger un questionnement, il donne à voir un état du monde à une époque de l'histoire humaine. Il explore la manière dont la société de consommation réduit l'humain à sa dimension économique et interpelle sa capacité de réflexion, son libre-arbitre, son potentiel créatif.

Le film qui n'est pas un exposé sur l'Organisation Mondiale du Commerce et son bras armé l'Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) se termine sur un cri. Un cri qui interroge les consciences sur ce qui est en train de se mettre en place, sur nos responsabilités individuelles vis à vis des générations à venir." Doris Buttignol et Samuel SAGON, auteurs- réalisateurs

Pour en savoir plus… http://www.brasseursdecages.org

 

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Grille des Séances

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