
Mardi 24 janvier, 19h30
Last moments before collapse
Quentin Brière-Bordier
(France, 2011, 27’50, Super 8, diffusé en Mini DV)
Un
« film-laboratoire », tourné en forme d'improvisation sonore et
visuelle, en Super 8 noir et blanc, en compagnie du duo The Urethane
Revolution, sorti du confort des studios de répétition et des salles de
concert pour répondre aux sonorités chaotiques du monde et de ses
espaces.
A 'laboratory film', a sound and image improvisation in black and white
Super 8, shot with the duo The Urethane Revolution. Abandoning the
comfort of the recording studio and the concert stage, they respond to
the chaotic sounds of the world and its spaces.
Autoproduction
Réalisation | Direction : Quentin Brière-Bordier
Image | Photography : Quentin Brière-Bordier
Son | Sound : Juilen Bous, Charles Rey
Montage | Editing : Quentin Brière-Bordier
Mixage | Mixing : Charles Rey
Musique | Music : Samuel Antonin, Guillaume Laurent
Interprètes | Actors : Samuel Antonin, Guillaume Laurent
Bio :
Quentin
Brière Bordier est né en 1981 en Normandie. Après s’être concentré sur
la question de la violence politique lors de ses études universitaires
en Sciences Politiques, il intègre le Master de réalisation en cinéma
documentaire de Poitiers en 2006. Lors de ces deux années
de formation dirigée par la réalisatrice Marianna Otero, il explore la
pratique du cinéma direct en réalisant A sa place, un documentaire
sonore construit sur des entretiens menés auprès de surveillants
pénitentiaires, puis il tourne son premier film, Libérés, qui suit le quotidien de trois hommes tout juste sortis de prison. En 2008 il retourne en Normandie où il réalise C’est peut-être l’histoire qui fait tout ça,
dans lequel il s’attache à construire des portraits de différentes
communautés d’exilés dans la ville nouvelle de Val de Reuil.
En
2009, il intègre le collectif de cinéastes expérimentaux et
indépendants l’Etna où la découverte de la prise de vue argentique en
super 8 et 16mm et les réflexions menées avec les autres cinéastes du
collectif remettent en question sa pratique du cinéma documentaire tant
sur le plan formel que narratif. La même année, il devient également
intervenant dans des classes cinéma-audiovisuel de Lycée et de Collège,
et encadre par la suite un atelier de pratique cinématographique en
16mm (prise de vue, développement et montage) à l’Etna/Paris.
Soucieux
d’expérimenter de nouvelles formes d’exploration du réel, il commence
un film en 16mm silencieux avec les patients d’un hôpital psychiatrique
en voie de démolition en Normandie. Le tournage durera 3 ans. A l’issue
de la première année de tournage, une première forme de ce film,
intitulée Beautiful Simone,
est présentée en double projection argentique au Festival des
Ecrans Documentaires d’Arceuil, à l’Etna et à la Société de Curiosité
(Paris). En 2011, le film est maintenant en montage, dont une des
originalités est un travail spécifique de rebruitage complet en
post-production.
Parallèlement à ce tournage, Quentin Brière Bordier réalise en Foire,
poème documentaire silencieux tourné en 16mm tourné à la foire du trône
de Paris, en hommage au film de Jean Vigo, A propos de Nice. Il
finit également Last Moments Before Collapse,
film-performance en super 8 où le cinéaste explore le geste
documentaire de l’improvisation en filmant les improvisations
musicales de deux musiciens hors des studios dans le chaos sonore du
réel.
Filmographie | Filmography :
Libérés (2008)
C’est peut-être l’(H)istoire qui fait tout ça (2008)
Beautiful Simone (travail en cours) (2009)
Foire (2011)