Festival Les Inattendus 2012

Dimanche 22 janvier, 19h
Pays du silence et de l'obscurité
Pays du silence et de l'obscurité
Werner Herzog

(Allemagne, 1970, 85’, 16 mm)


Fini Straubinger, accompagnée d'autres infirmes, raconte la chute d'escalier qui l’a rendue sourde et aveugle. Assise sur un banc, elle évoque son souvenir des animaux. A bord d'un avion, elle tente de nous communiquer les impressions de son premier vol. Dans un jardin, elle semble nouer contact avec des plantes. Plus tard, elle parle des diverses façons de fuir sa prison artificielle. Ces moments nous sont décrits par le regard du cinéaste, observant les gestes d'un alphabet tactile, basé sur la communication par le toucher. Ils forment le cœur d'un voyage au pays du silence et de l'obscurité.

« C’est un film qui parle de la capacité de voir. Son personnage, possède à mon sens plus d’humanité, de force et de sensibilité que nous tous. Ce qui surprend et fascine, c'est que le spectateur tente sans cesse de se mettre à la place des gens que j'ai filmé. Les choses apparaissent alors sous un tout autre jour. Nous remarquons que nous n'avons qu'une perception très incomplète du monde et des objets. J'ai voulu parler de l’effroyable difficulté de se faire comprendre, car c'est exactement mon problème.» (Werner Herzog, 1971)



Fini Straubinger, surrounded by other disabled persons, tells how she fell down the stairs and became deaf and blind. Sitting on a bench, she recalls her memories of animals. On a plane, she attempts to convey how she felt on her first flight. In a garden, she seems to make contact with the plants. Later on she speaks of the various ways she escapes her artificial prison. These moments are described by the film maker's gaze, practising a tactile alphabet based on communication by touch. They form the heart of a journey to the land of silence and darkness.

This is a film which speaks of the capacity for seeing. The main character possesses for me more humanity, strength and sensitivity than all of us put together. The surprising and fascinating thing is that the viewer is always trying to put himself in the place of the people I filmed. This way, things appear differently. We realise that our perception of the world, of objects, is very incomplete. I wanted to talk about the terrible difficulty of making oneself understood, which is precisely my problem. Werner Herzog, 1971.


Production / Distribution : Werner Herzog Film GmbH

Réalisation | Direction : Werner Herzog
Image | Photography : Jörg Schmidt-Reitwein

Montage | Editing : Beate Mainka-Jellinghaus
Interprètes | Actors : Fini Straubinger, Eise Führer & Heinrich Fleischmann

Filmographie | Filmography : sur le site  de Werner Herzog

Site internet du film | Film website : Werner Herzog Film GmbH