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Performances/Installations

Plusieurs séances proposeront des interventions artistiques allant au-delà de la simple projection.

Olivier Dutel, La prise de Rome n’aura pas lieu

Ainsi le lundi 25 janvier, à 22h, à l’Elysée nous accueillerons le collectif stéphanois GranLux/Ornamental Films, qui montrera le film d’Olivier Dutel, La prise de Rome n’aura pas lieu et exécutera la bande son en live. Le mercredi 27 janvier, à 22h Marie Sochor montrera son film La femme rouge avec trois projecteurs super 8 en simultané.

Nous aurons également le plaisir d’inviter la réalisatrice‐chanteuse Solange Dulac, qui viendra nous présenter son « little show documentaire » inédit, Le fantasme de l’échec – titre provisoire, le jeudi 28 janvier, à 22h30, à l’Elysée.

Toute la semaine le travail du réalisateur chilien Gianfranco Foschino sera montré en installation dans les sous-sol de l’Elysée, une autre façon d’appréhender trois de ses films, en écho à ceux montrés au sein de la programmation à l’Atelier des Canulars vendredi 29 janvier à 21h30.

  • LA FENÊTRE / L’ATTENTE / LA POUPEE de Gianfranco Foschino

    « Fragments temporels »

    La particularité des films de Gianfranco Foschino, voit sa naissance dans la sensibilité paysagère de ses actions de voyeur.
    Il nous met face à face dans des situations spécifiques et « ordinaires », et j’entends par « ordinaire » celles qui ne possèdent aucune programmation ni scénario d’intérêt prédestiné mais seulement le choix du cadrage.
    Il utilise une caméra fixe, sans effet, ni traitement de postproduction alors qu’il cache l’oeil qui observe la moindre situation dans des paysages populaires et souvent ruraux.
    Une sorte de « Photo carté » en video digital, à temps réel, mouvement naturels, lumière propre et découpage cinématographique.
    Ses films sont muets (étant cela la seule chose que l’artiste manipule dans son travail). Ce silence là nous branche directement avec la peinture qui enferme des facteurs esthétiques et historiques appartenant à cette discipline du fait d’exposer une sensibilité naturelle avec la vue et en même temps en séparant le « récit » de l’action ou le fonctionnement cinématographique.
    C’est le « découpage » de l’espace qui marche comme illustration documentaire, abstraite et concrète à la fois.
    Des mouvements infimes dévoilent des contextes imaginables à l’infinité, sensibles à être placés n’importe où dans le monde et faisant donc de son oeuvre, des pièces universelles.
    Cet artiste (élevé sous les règles du cinéma), nous montre avec ses films, la beauté et simplicité de la « réalité » et nous permet « d’apprécier le temps » d’une manière différente (en raison de l’image qu’il choisi). On pourrait l’appeler « fenêtre picturale » ou « fragments de temps » pour permettre l’apparition du mélange de la photographie, le mouvement et la peinture .

Enfin, à partir de vendredi 29 janvier, nous montrerons à l’Elysée l’installation de Benoît Dhennin & Yoann Sanson, L’air de rien # à Berlin.

  • L’AIR DE RIEN # A BERLIN de Benoît Dhennin & Yoann Sanson
    (2009/France/15’ [boucles])

    Benoît Dhennin & Yoann Sanson, L’air de rien # à Berlin « Un travail musical et visuel sur l’appréhension et l’appréciation de notre environnement sonore. L’air de rien est un projet de recherche artistique dont la conception et le développement sont en cours.
    L’air car c’est notre média de prédilection, c’est lui qui vibre et met notre corps en vibration, transmet le sonore et rend possible la musique. Le rien pour souligner l’érotisme du réel, ce qui est apparemment absent. Déceler dans les petites choses toute la grandeur du monde. Résultat d’une première période de travail dans la ville de Berlin en Allemagne, janvier 2009.
    Un mois de déambulations attentives dans ses rues, ses transports en commun, sur ses lacs gelés. De la vidéo donc, et des prises de sons ; alliées, elles forment six boucles audio-vidéo , résultat d’une courte session de montage dans un espace réduit à Paris, contrastant ainsi avec les vastes espaces que nous avons parcourus. »