Trois matinées de rencontres autour de questions liées à la fabrication et à la diffusion du cinéma indépendant, aujourd’hui.

Organisées en partenariat avec Dodeskaden, en présence de réalisateurs, de responsables de lieux de diffusion, d’associations de programmation et de production et de chargés territoriaux de l’art et de la culture (la liste des intervenants invités sera communiquée ultérieurement).
Ces rencontres font suite à un certain nombres d’échanges entre cinéastes, organisés dernièrement en collaboration avec l’association Film Flamme à Marseille.

Avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles.

Ouvert à tous.

  • Lundi 23 janvier – 10h / 13h – L’Elysée

Économie réelle du cinéma
L’enjeu ici est de redéfinir collectivement quelques perspectives d’existence d’un cinéma indépendant, en partant de réalités actuelles, tout à la fois économiques et politiques. Pour amorcer les discussions, et en partant d’expériences concrètes de certaines structures actives, seront abordées des questions liées à l’économie nouvelle de la création cinématographique, qui s’exerce en grande partie en-dehors de la politique et des moyens qui lui étaient dédiées par les pouvoirs publics, et à l’aménagement possible d’outils de fabrication et de diffusion spécifiques qui aujourd’hui encore, font largement défaut.

  • Mardi 24 janvier – 10h / 13h – L’Elysée

Pratiques cinématographiques partagées
Les films participatifs, dans lesquels s’incluent les créations en ateliers, constituent un domaine de pratique essentiel, conduit par de nombreuses structures associatives sur l’ensemble du territoire, avec des méthodes et des enjeux très diversifiés. Ce champ d’activité, par sa nature particulière au sein du paysage de la création cinématographique, par les financements qui permettent son existence, pose un certain nombre de questions et mériterait d’être plus largement débattu, défendu, accompagné, et diffusé. C’est en partie grâce à ces démarches que le cinéma continue d’être un lieu de partage, d’expérimentation ou d’apprentissage, hors des cadres classiques. Nous proposons un débat en présence de plusieurs structures pour mieux appréhender les problématiques actuelles de ces méthodes de créations partagées.

  • Mercredi 25 janvier – 10h / 13h – L’Elysée

« Il nous faut des lieux pour habiter le monde »
La diffusion publique de la création cinématographique se trouve aujourd’hui limitée de toute part, malgré sa très grande vivacité. L’arrivée du numérique tend à fragiliser les lieux existants et marginaliser davantage une grande part de films qui sont produits en dehors des cadres industriels. Le nombre de festivals est grandissant, mais ne peut proposer qu’une découverte très ponctuelle de la diversité des créations, étant soumis aux logiques événementielles. Le nombre de films réalisés continuent d’augmenter sans que la question de l’accès au public soit réellement entendue par les pouvoirs publics. D’où la nécessité de souligner les initiatives encore trop rares de « lieux d’expérimentations cinématographiques», qui permettent d’autres modes de pratiques et de diffusions ouvertes aux expérimentations actuelles, adaptées aux réalités matérielles et économiques de ces domaines de création, et offrant des exemples concrets pour imaginer de nouveaux cadres de soutien au cinéma.