Territoires Argentiques
Depuis plus d’un siècle, le monde, réel ou fantasmé, s’inscrit dans l’émulsion sensible de la pellicule, et s’offre à nous dans l’obscurité des salles de cinéma. Après quelques décennies, la vidéo, analogique puis numérique, s’est imposée à nos regards, et dans les mains de ceux qui fabriquent les films. Cette année portera particulièrement la marque du basculement de l’industrie cinématographique dans un monde numérique.
Non pas en nostalgiques, mais en forme de contrepoint bel et bien vivace, nous vous proposons de découvrir quelques films d’aujourd’hui, fabriqués par des artistes-artisans (et quelque part résistants) qui portent très haut la beauté nécessaire de la pellicule, et la spécificité des émotions qu’elle dévoile.
Ces recherches documentaires, réunies par leurs approches communes de territoires singuliers, naviguant à la surface du monde pour nous en faire partager les mouvements cachés, les espaces méconnus et les temporalités incertaines. Que ce soit au cœur du désert, au coin d’une rue, ou sur une île perdue, en Asie, en Afrique, ou en Europe, ces cinéastes inventent pour nous d’autres chemins, aux côtés de ceux qui résistent, en habitant le monde, chacun à leur façon.
Nouakchott rocks, de Moira Tierney
Territoire Perdu, de Pierre-Yves Vandeweerd
Les Champs Brûlants, de Catherine Libert & Stefano Canapa
Le cinéaste est un athlète, conversations avec Vittorio de Seta, de Barbara Vey & Vincent Sorrel
Last Moment before collapse, de Quentin Brière-Bordier
Broadway, de Aminatou Echard
La dernière année, de Peter Hoffman
Le Granier, d’Olivier Fouchard
Ami, entends-tu, de Nathalie Nambot
Ici rien, de Daphné Hérétakis
Les dernières minutes de la rue des Carmes, de Vianney Lambert
Aran, souvenirs du monde flottant, de Charlie Rojo
